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Stratégie d'études en économie de la santé

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Stratégie d'études en économie de la santé :



Introduction :

        Dans le domaine de la santé a été introduit une approche économique afin de faire face à un problème qui est celui des maîtrises des dépenses de santé. On n'en parle depuis les années 70. On n'a pas encore trouvé de solution sur le long terme à cette production non maîtrisée des dépenses de santé. En termes quantitatifs ses dépenses représentent entre neufs et 10 % du PIB pour la France. Ce chiffre place la France quatrième rang mondial en termes d'investissements dans le domaine de la santé. Au trois première place : USA, Allemagne, Suisse. Ce sont des pays industrialisés avec un système de protection sociale très développée. Ces dépenses de santé sont beaucoup critiquées. Non les dépenses mais leur progression importante et non maîtrisée. Dépenser pour rétablir la santé est une demande logique et qui dans les politiques de santé est vu comme un investissement à long terme. Elle a un contexte historique et elle est apparue vers les années 50. (Période d'après-guerre). Ou l'objectif était d'obtenir une population globalement bonne santé afin qu'elles soient productrices en termes économiques.
        Entre 1950 et 1970 il y a eu une priorité donnée aux structures de soin qui s'est accompagné d'une consommation importante en biens et services de santé, d'où des dépenses importantes et qui depuis 1970 sont considérés comme suivant une progression exponentielle et ne suivent plus la progression économie du pays. On essaie de maintenir un taux de croissance des dépenses de santé similaire au taux de croissance du PIB. En France depuis 1990 le taux de progression des dépenses de santé est deux fois plus important que le taux de progression du PIB. Pour remédier à cela on assiste à un développement des études en macroéconomie afin de préciser quels sont les facteurs qui influent sur les dépenses de santé : ces facteurs sont lorsque la demande.



I. Identification est analysée facteurs influents sur les dépenses de santé :



1. Les facteurs d'offres :



Ces facteurs de l'offre sur les facteurs prédominants qui vont agir sur les dépenses de santé.

                                    Le système de financement des besoins de santé.

        L'existence d'un système tel que l'assurance-maladie et la sécurité sociale perturbe les lois naturelles de l'offre de la demande. Ce système masque aux yeux du consommateur, le patient, le coût réel des soins. De ce fait a induit une demande supplémentaire. En outre l'existence de ce système d'assurance-maladie conduit une fixation arbitraire des tarifs de soin et ne se surproduction et surconsommation des biens et services de santé.

                                    La démographie médicale :

        Termes faisant référence au nombre de professionnels de santé en exercice sur le territoire. Entre 1970 et 1995 on n'enregistrait une multiplication par trois du nombre de médecins sur le territoire français. Depuis 1995 on n'est toujours en termes d'effectif croissant mais on assiste à un ralentissement du taux de croissance. Toutes disciplines confondues en estime trois médecins pour 1000 individus. Tous ces professionnels de santé sous surveillance afin de réduire l'offre.


                                    Les progrès techniques thérapeutiques sont indéniables et bénéfiques pour les patients.

        Par contre il s'accompagne de coût très élevé. Les domaines dans lesquels ces progrès techniques thérapeutiques sont les plus marqués sont :
                                                            * diagnostique (scanner, I.R.M., échographie)
                                                            * thérapeutiques : nouvelles techniques chirurgicales minimales ou par voie naturelle : médicaments.
Forte progression des médicaments : biotechnologies, antiviraux substances telles que les interféron qui sont des produits obtenus en faible quantité avec production variant de 100 à 1000 avec le médicament obtenu par santé chimique.
                                                            * techniques de suppléance fonctionnelle. Correspond à la dialyse, épuration extra rénale, stimulateur cardiaque. prothèses orthopédiques. Tous ces dispositifs ont pour but de pallier à une déficience physiologique ou anatomique. Et à termes de compenser la non guérison pouvant être par techniques chirurgicales ou traitements médicamenteux. En termes de bénéfices pour le patient c'est indéniable. Par contre tous ces dispositifs relèvent des technologies sophistiquées et on des coûts de fonctionnement très important. Depuis une vingtaine d'années on assiste à une augmentation du nombre de ces dispositifs.
Ces dispositifs doivent être utilisés rationnellement. Il doit y avoir un bon choix de fait et une non utilisation en doublon.
Le but est de diminuer les dépenses de santé et de rétablir la confiance.


2. Facteurs de la demande :



a) Majeur :



On considère trois groupes :

                        Déterminant démographie de l'état de santé :

Fait référence au profil et caractéristiques du patient consommateur. La consommation médicale en France n'est pas répartie de façon homogène entre tous les individus. 60 % des dépenses de santé sont concentrés sur 10 % de la population.

                    *les personnes âgées :
        Le constat qui est fait : plus le nombre d'individu âgés est important plus la consommation est importante. On est dans une situation préoccupante. Cela sous-entend la nécessité de développer des structures médicales et médico-sociales afin de répondre aux besoins de la population. Ce développement est logique contenu de l'analyse démographique par contre il va à l'encontre des objectifs économiques.
                    *les femmes :
        Elles ont consommé plus de prestations médicales simples en particulier dans le domaine de prévention et soutien psychologique. Globalement elles consomment plus de soins ambulatoires que les hommes qui eux sont essentiellement consommateurs de soins hospitaliers. On essaie d'éduquer la population dans le cadre des problèmes sanitaires.
                    *les enfants :
        Première semaine des premiers mois de vie : on y trouve les enfants prématurés qui sont fort consommateurs. Depuis les années 70 elles ont permis de diminuer par de la mortalité néonatale, par contre il y a des coûts très élevés et contribue de manière significative aux dépenses de santé.
Deux à 10 ans : cette période correspond la période de socialisation et scolarisation des enfants. Lors de cette période de contact accru avec d'autres individus et on voit apparaître pathologie infectieuse, pathologie bénigne mais relativement importante en nombre et contribue significativement aux dépenses de santé.

                        Déterminant économique de l'état de santé :

                Liés à l'existence d'un système de protection sociale, en particulier a l'existence de l’assurance-maladie. Il est reconnu que ce système en termes économiques permet une solvabilisation des malades et secondairement leur socialisation c'est-à-dire leur intégration dans la société. On est dans un pays dans lequel des efforts sont faits pour que tous les individus puissent accéder aux soins. Donc aides individus et contribue à augmenter les dépenses de santé. Atteindre un état d'équilibre n'est pas facile.

                        Déterminant biologique de l'état de santé :

                On observe une demande accrue. Cette demande est liée à des phénomènes biologiques et physiopathologiques tels que le vieillissement de la population : dégradation de l'état de santé : demande de soins. Apparition de nouvelle pandémie (nouvelles épidémies et à l'échelle mondiale). Recrudescence des maladies infectieuses en particulier la tuberculose qui avait depuis les années 50 diminue et est en train de repartir. Apparition de nombreuses maladies chroniques (cardio-vasculaires, respiratoires, augmentation du nombre de cas de cancers). Pathologie apparaissent dans le troisième et quatrième quart de la vie, nécessite la mise en place de traitement et la multiplicité de ces traitements qui contribue significativement à l'augmentation des dépenses de santé. L'augmentation du nombre d'individus avec des comportements à risques (addiction, alcool, tabac, drogues dures pouvant entraîner dégradation état de santé de l'individu, donc consommation de soins et services santé donc dépenses).

Ces facteurs contribuent sur deux tiers des dépenses de santé. Il existe d'autres facteurs.

b) facteurs mineurs : facteurs sociaux.




Ils vont souvent potentiel et le rôle de facteurs majeurs. On leur accorde une importance réelle car on reconnaît que le système social, le mode de vie des individus joints rôle déterminant sur l'état de santé des individus.
Approche médicale, économiques et sociales.

                                    Catégorie socioprofessionnelle :

            Plus le revenu est important plus la consommation va être importante. On a constaté que selon les catégories socioprofessionnelles la perception de la maladie n'est pas la même, cette perception va conditionner la consommation, aussi bien sur le point qualitatif c'est-à-dire préférence soins hospitalier, ambulatoires que sur le plan quantitatif c'est-à-dire le nombre de consultations. Dans un rapport il a été constaté que :
-- dans les milieux « défavorisés » : « la maladie est perçue comme une altération importante des facultés de l'individu susceptible de rendre impossible l'activité quotidienne ».
-- dans les milieux « favoriser » : « la maladie est perçue comme une altération progressive de la santé qu'il est possible de prévenir ou de guérir à tous les stades ».

            Donc on suspecte un mode de consommation différente qui est retrouvé dans l'étude individuelle des consommations. A constater que les plus forts consommateurs se rencontrent dans les catégories socioprofessionnelles les plus élevées mais aussi parmi les catégories ouvriers et employés. Cela s'explique par le fait que ces catégories socioprofessionnelles bénéficient du système de protection maladie qui permet un accès aux soins faciles. Ce sont des individus qui n'hésitent pas à consulter. Ce type de comportement n'a pas été retrouvé chez les agriculteurs et artisans. Dans lesquels on a constaté un type de consommation particulier à savoir une consommation modérée des soins ambulatoires et une consommation importante de son hospitalier.
Se comportement traduit les consultations beaucoup plus tardives face à l'apparition de la maladie, il y a dans ces cas-là un recours aux soins à un stade plus avancé de la maladie.
Plus la maladie est avancée plus le coût traitement risque d'être important.

                                    Valorisation de l'image du corps et comportement des sujets :

            On est dans une société où l'intérêt des individus pour leur corps augmente proportionnellement à leur milieu social. Il y a une compétitivité économique reconnue entre les individus. Dans ce mode de fonctionnement les individus demandent accord performant, donc il y a recours de plus en plus aux thérapeutiques et même recours à l'utilisation de la chirurgie réparatrice, esthétique, consommation accrue des médicaments de confort. L'image du corps est de plus en plus importante.

                                    Médicalisation des problèmes non médicaux :

            Fait référence à la prise en charge et au mesure d'accompagnement médico-sociale, qui sont mis en place pour aider les individus présentant des problèmes de toxicomanie, alcoolisme mais aussi de dépression, tentative de suicide. Nombres de ses structures sont actuellement en augmentation pour répondre à la demande qui de plus en plus importante.

                                    Modification du mode de vie : évolution des structures sociales et familiales.

            Pendant de nombreuses années on a assisté à des efforts d'entraide entre générations. Pris en charge, les personnes âgées par leurs descendants. L'augmentation de l'espérance de vie des individus, l'évolution du mode de vie on peut se comportements sont remis en question. On est dans un contexte d'évolution de la société. On observe qu'un très grand nombre de personnes âgées quitte la structure familiale pour intégrer des établissements spécialisés d'accueil. Ces établissements sont les plus souvent médicalisés. Par là on est un impact sur la consommation des biens et services santé.

3. Conséquences économiques :



                Plus l'offre augmente c'est-à-dire plus le nombre de professionnels de santé est important, plus la demande augmente : phénomènes de demande réduite.
Actuellement on est dans une période la demande augmente encore plus vite que l'offre contenue de phénomènes démographiques (vieillissement population) ; biologique et surtout augmentation du nombre de maladies chroniques. La situation dans laquelle on se trouve : risques de rupture de l'équilibre de fonctionnement du système prenant chargent les dépenses de santé en France. Depuis quelques années, fin des années 1980 on a vu apparaître dans toutes les politiques de santé des actions de planification (c'est-à-dire organisé selon un plan). On entend par planification la démarche qui a pour but d'optimiser la distribution et l'utilisation des ressources disponibles pour répondre aux besoins de la population.


II. Moyens utilisables et/ou mis en oeuvre dans les politiques de santé pour maîtriser les dépenses de santé.



            Selon les pays la démarche différente. Le secteur de la santé est un secteur qui échappe aux mécanismes économiques classiques basés sur l'offre la demande. Il est reconnu que le phénomène de demande induite et la première cause du dysfonctionnement du système. Pour homélies assez dysfonctionnement est maîtrisé la progression des dépenses de santé, les pays industrialisés ont développé de type d'approche qui repose :
*sur des méthodes dites coercitives. Ce sont des méthodes de contraintes qui ont pour but de réguler à la fois les prix et le volume des biens et services santé. Ces méthodes tous les plus employés dans les différents pays
* les méthodes dites incitatives. Elles ont pour but de responsabiliser en termes de consommation de besoins et services santé aussi bien les consommateurs que les producteurs.

Ces différentes méthodes en deux buts : limiter les dépenses de santé à l'échelle du pays et augmenter les ressources disponibles pour financer ses dépenses. On la définit différents moyens d'action.

1. Limitation des dépenses de santé :



On peut agir sur deux niveaux :

a) En agissant sur la demande de santé des consommateurs c'est-à-dire du patient.



On envisageait des moyens qui augmentaient la participation financière directe du consommateur. Plus l'individu doit débourser plus la demande ralentie. Il y a quatre types d'intervention.

b) En agissant sur le financement des fournisseurs de soins :



On a développé de type de mesures qui vise premièrement à limiter les capacités de production et secondairement réguler les pratiques médicales proprement dites.


                                                                                     *Par un contrôle de la production et du nombre de personnel de santé.

                En 1970 augmentations du numerus clausus en médecine. Pour la pharmacie et en 1980 -- 1980. Moins il y aura de médecin, moins il y aura de prescripteurs, moins il y aura de consommation.

                                                                                      *Par un contrôle de l'activité médicale :

                Prix des actes médicaux et des honoraires. Fixation au niveau national. Fixé dans le cadre de conventions entre l'État, les systèmes d'assurance-maladie et les représentants des différentes professions médicales paramédicales. Les prix sont revus périodiquement.
Prescription à ce médicaux : R.M.O (références médicales opposables). Contre les prix. La R.M.O correspond à des guides de bonnes pratiques de prescription, que la plupart des médecins sont engagés à suivre, définit par une coalition nationale en accord avec les représentants de prescripteurs et caisses assurance-maladie. Quand on évoque le contrôle de l'activité médicale qui s'appuie sur le volume de prescription on parle de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé.

                                                                                       *Modification du mode de rémunération des praticiens.

                Les médecins peuvent être rémunérés selon trois modes : paiement à l'acte, salariat, captation.
La captation correspond mode de fonctionnement. Chaque médecin qui adhère système reçoit une somme forfaitaire pour une période d'exercice donné (souvent un an) et sept sommets proportionnels au nom de patient inscrit sur cette liste. Cette liste de patient est la liste des patients fréquentant le cabinet médical en question.


                                                                                       *En contrôlant le prix de prestations paramédicales et pharmaceutiques.

                Fixation du prix de sa prestation par le décret ministériel. Les prix sont les mêmes pour l'ensemble du territoire national étant augmentations individuels est interdite. Ceci est appliqué en France.


                                                                                        *Instauration d'enveloppe globale :

                Il y a fixation au niveau national des dépenses liées à un secteur d'activité. (Analyse biologique, consultations médicales, dépenses pharmaceutiques). Le montant des dépenses fixées a priori donc avant l'exercice proprement dit. Ce montant fixé à Clovis et l'enveloppe. Les praticiens dans engagés sur l'exercice à venir à ne pas dépasser le montant fixé a priori. C'est un système qui possède des cas en économie par contre en termes médicale il est très difficile de l'appliquer strictement. Ce mode de fonctionnement repose sur un raisonnement comptable voire un rationnement de la consommation. Ce mode de fonctionnement se trouve en Allemagne. En cas de dépassement des enveloppes prévues il y a des pénalités, qui sont appliqués aux professionnels de santé. On la tentait de l'instaurer en France pour la biologie médicale, les analyses biomédicales, consultations des médecins mais les tentatives ne sont pas couronnées de succès.

                                                                                        *Suivi médical strict des patients :

                Suivre chaque patient en termes de consommation médicale grâce à un document sur lequel sera enregistré toutes les consommations, consultations effectuées par ce patient. Le but est d'éviter le nomadisme médicale c'est-à-dire la consultation de plusieurs médecins. Même pathologie. Plusieurs tentatives pour effectuer le suivi médical en France : dossier de suivi médical (1994) ce dossier était destiné initialement personnes âgé : pathologie chronique sévère. Très vite abandonné car peu efficace, peut utiliser. Et le carnet de santé (1996). Enregistrer les pathologies plus les consultations. Pour tout individus de plus de 16 ans. Ce fut un échec.

 


                                Mesures les plus importantes mises en place.




                                                                                        *Dotation globale de financement.

                Il y a attribution a priori d'un budget de fonctionnement pour chaque établissement de santé : la dotation. Le montant de ses dotations est fixé en tenant compte de la capacité d'accueil, du type d'activité médicale pratiquée et de la démographie de la région. Avec ses dotations établissement doit assurer sur une période déterminée tous les soins auprès des patients qui se présentent. Elle est versée par les caisses d'assurance-maladie directement aux établissements. C'est à l'établissement qu'il revient de répartir sa dotation entre les différents services de soins donc obligation de prévisions. Ce mode de financement impose une révision du mode de fonctionnement clinique de l'établissement donc rationalisation, choix en termes de soins.
Ce système est appliqué en France, en Allemagne.



                                                                                        *Financement à l'activité par D.R.G
                                                                                            « diagnostics related groups » : groupe homogène de malades.

                Dans ce mode de fonctionnement on a un versement fixé par les caisses d'assurance-maladie à l'établissement de santé d'une somme donnée spécifique d'une pathologie. Il revient à l'établissement de soigner l'individu présentant cette pathologie avec les moyens qui lui sont alloués. Dans ce mode de fonctionnement strict les surcoûts doivent faire l'objet de discussions au cas par cas avec les caisses d'assurance-maladie pour allonger les budgets. On le rencontre aux USA. Il y a des réflexions qui sont menées en France pour instaurer ce mode de financement dans le secteur hospitalier.



                                                                                        *Prix de journée éclatée « clinique privée ».

                Dans ce mode de financement il y a décomposition du prix d'hospitalisation par patients et par secteur d'activité. Ce prix d'hospitalisation va comprendre un budget pour les soins médicaux proprement dits. Un budget pour les soins infirmiers, un pour les actes complémentaires (radiographie, analyses biomédicales), un pour les dépenses pharmaceutiques, un pour les dépenses hôtelières. Dans ce système le but est de mieux connaître et de mieux contrôler les dépenses liées à chaque poste. Il peut y avoir une prise en charge totale ou partielle des différents budgets par les caisses d'assurance-maladie. Chaque budget peut connaître une évolution différente selon le secteur d'activité établissement. Exemple : bloquer le budget hôtelier. Mis en place aux USA, en France au sein des établissements privés.



                                                                                        *En régulant globalement l'offre de soins.

                Il est prévu une répartition strictement comptable des établissements hospitaliers en s'appuyant sur les données démographiques. Tant de lits d'hospitalisation par secteur d'activité, pour 1000 habitants. Ratio varie entre un et cinq pour 1000 habitants. Appliqué en France elle repose sur deux outils spécifiques de planifications sanitaires qui sont la carte sanitaire et le schéma régional d'organisation sanitaire.



2. Augmentation des recettes :

 

    En France comme la plupart des pays industrialisés, le système de santé est financé par des cotisations assises sur les revenus des individus et des entreprises. Par contre son utilisation proprement dite est limitée dans le cadre d’une politique de santé car en termes économiques, on considère qu’il y a une pression très forte sur la capacité d’emploi des entreprises. Plus les entreprises versent de cotisations, plus elle déboursant moyens extérieurs et moins elles peuvent employer. Ces mesures sont très mal acceptées. Elle génère régulièrement des mouvements sociaux de protestation.
 

    Développement et augmentation de la fiscalisation : dans ce cas là, mise en place d’impôt spécifique destiné à financer le système de santé. Ces impôts spécifiques sont les impôts affectés. Adoptés en France récemment, il existe deux impôts affectés :
-La C.S.G. cotisation sociale généralisée date de 1989.
-La C.R.D.S. contribution au remboursement de la dette sociale 1996.
Actuellement et son mis en place sur tous les revenus. (Capital, placement, bien immobiliers). La politique actuelle est d’augmenter la part liée à ces impôts affectés pour le financement du système de santé et ceci au détriment de la partie liée aux cotisations. C’est une période de transition.
 

Porte sur les taxes spécifiques associées à la commercialisation de produits considérés comme à l’origine des problèmes de santé. (Tabac, alcool, assurances automobile).
 

*Systèmes par répartition :
Le financement du système de santé est assuré par tous les individus, en contrepartie tout individu peut bénéficier du système et d’une prise en charge de ses dépenses de santé quel qu’en soit le montant est quelque soit sa participation financière au système.
Un tel système est décrit comme système de solidarité. On parle de solidarités entre actifs et inactifs, bien portant et malade. Ce système est le système en vigueur en France.

*Système par capitalisation :
Le financement du système est lié à la constitution d’un capital par l’individu ou par un groupe d’individus. Seuls les individus ayant participé au financement peuvent utiliser ce capital pour prendre en charge leur dépensent de santé.
C’est une approche individualiste qui est privilégiée. Il existe dans un certain nombre de pays industrialisés comme le Japon, les USA.



III. Amélioration de l’efficacité du système.



Il existe une progression non maîtrisée des dépenses de santé en France depuis une dizaine d’années. Cette progression non maîtrisée peu à terme conduire à un dépassement des moyens disponibles en termes de biens et services de santé. Pour éviter cela on développe dans les politiques de santé des actions ayant pour objectif de optimiser la répartition de l’offre : soigner au mieux la population présente. Ces actions sont au nombre de trois.
 


Ensemble de mesures qui a pour but d’éviter ou de réduire le nombre et la gravité des accidents ou des maladies. Cette définition est celle de l’OMS.
        * Prévention primaire : correspond à l’ensemble des actions ayant pour but de diminuer l’incidence des maladies. Particulièrement efficace dans les pathologies pour lesquels la prise de risque est présente. S’applique beaucoup sur l’éducation sanitaire des individus.
        * Prévention secondaire : ensemble d’actions ayant pour but de diminuer la prévalence de maladies c’est-à-dire la diminution du nombre total des cas de maladie. Repose essentiellement sur les campagnes de dépistage qui permet au sein d’une population de repérer les individus atteints d’une maladie donnée et passées jusque-là inaperçues. L’intérêt du dépistage est de pouvoir mettre en place précocement un traitement efficace qui va permette de réduire la durée de maladie, ça gravité et à terme le nombre total de cas de prévalence.
        * Prévention tertiaire : ensemble d’actions qui ont pour but de diminuer la prévalence des incapacités, les dépendances, et des handicaps dans une population. Ces incapacités sont secondaires à la pression d’une maladie. On a coutume de dire que la prévention tertiaire a pour but de réduire les conséquences morbides dans une population.
 


On cherche à lutter contre la surconsommation des biens et services de santé. Cette lutte a été mise en place parallèlement au troisième groupe d’actions.
 


Ils ont pour but d’évaluer l’efficacité du système de soins.

Audits : enquête de performance d’un système. Apparaît dans les milieux industriels à la fin des années 80 début des années 90. Apparue dans le système de santé beaucoup plus tard à peu près en 95. Un audit du système de santé correspond à une enquête d’évaluation des performances du personnel soignant, les techniques de soins et des moyens matériels disponibles.

Ces enquêtes ont pour but de préciser le niveau de qualité des prestations de soins offerts à tous patients.


IV. L’évaluation :




Dans le domaine médical, elle repose sur une démarche d’analyse scientifique, rigoureuse, codifiée et intégrée dans le système d’assurance qualité des établissements. Cette démarche est actuellement obligatoire, elle a été initiée en 1904 et sept parallèlement à la création de l’A.N.A.E.S. (agence nationale d’accréditation et dévaluation en santé). L’évaluation porte sur trois points :


On s’intéresse aussi bien aux techniques de soins, en appréciant que l’on fasse le bon choix face à une pathologie, qu’au résultat de ces soins. On considère alors l’amélioration de l’état du patient.


Comparaison des performances apportées par toutes les nouvelles technologies par rapport aux technologies utilisées jusqu’alors. Critères d’efficacité et des compléments d’information médicale apportée sur sa technologie. Par ailleurs il est toujours tenu compte du coût voire du surcoût lié à son utilisation. Une technologie nouvelle sera considérée comme valable que si elle apporte un bénéfice net pour le patient à des coûts compatibles avec les moyens existants.


A pour but d’apprécier la consommation des biens et services de santé. Parallèlement à l’amélioration de la santé de ce patient. Il est recherché la stratégie apportant le meilleur bénéfice médical pour le patient et ceci aux moindres coûts.



Elle repose sur :


                *Des analyses coûts/ bénéfices ou coûts/avantages :

On les définit comme des analyses qui permettent de relier les coûts d’une activité médicale, coûts en euros, à ses conséquences également exprimées en unité monétaire.

                *Des analyses coûts/ efficacités :

Analyses qui vont relier les coûts d’une action médicale exprimée en unité monétaire à ses conséquences exprimées en unités physiques.

                * Des analyses coûts/utilités :

On considère que ces analyses vont relier les coûts d’une action médicale exprimée en unité monétaire à ses conséquences exprimées en variable qualitative (fait référence à des indicateurs qui permettent de mesurer la qualité de vie des individus.)



Les deux premières sont réalisées régulièrement. Par contre l’analyse coûts/utilité est encore de la recherche médicale. Réalisé avec :
HYE : Healthy Years Equivalent.
QALY : Quality Adjusted Life years.







Conclusion:

L’analyse économique de toutes les actions médicale est présentée. Ces analyses s’appuient avant tout sur l’étude des facteurs de l’offre de la demande. Mais depuis quelques années on assiste au développement d’outils d’évaluation économique dans le domaine de la santé.
Cette évolution est présentée en économie de la santé, également lié à l’émergence de nouvelles disciplines :

-Médicométrie qui correspond à une demande scientifique dont le but est d’identifier, d’expliquer et aussi de prévoir les phénomènes de nature économique dans le domaine de la santé.
-Pharmacoéconomie : Demande scientifique qui permet la description et l’analyse des coûts de thérapeutique médicamenteuse uniquement. C’est dans ce domaine que l’on voit émerger le plus d’études des coûts/utilités.

 


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