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La protection sociale en France |
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| Dépenses de protection sociale/ P.I.B. | 1950 | 1960 | 1970 | 1981 | 1990 | 1995 | 2000 |
| 10% | 13,8% | 19,2% | 26% | 28,7% | 29,8% | 28,5% |
Evolution des prestations par risque entre 1960 et 2000:
| 1960 | 1970 | 1981 | 1990 | 1995 | 2000 | |
| SANTE | 33,1% | 35,9% | 34,1% | 33,9% | 33,2% | 34,1% |
| VIEILLESSE | 33,7% | 39,8% | 42,5% | 43,2% | 42,7% | 44,1% |
| FAMILLE | 31% | 21,2% | 16,2% | 15,4% | 15,3% | 13,3% |
| EMPLOI | 1,2% | 2% | 6,3% | 6,4% | 7,2% | 7% |
| DIVERS | 1% | 1,1% | 0,9% | 1,1% | 1,6% | 1,5% |
Instaurée dès 1945. Principales institutions de protection
sociale en France.
Les sociétés mutualistes sont des groupements de personnes sans but lucratif.
Elles sont gérées par des conseils d'administration, élus lors des assemblées
générales.
Les opérations comptables sont obligatoirement visées par une
commission d'experts.
Elles sont régies par le code de la Mutualité et sous
contrôle de l'État (sur le plan financier et juridique).
L'appartenance ces sociétés est libre, facultatif est lié au versement d'une
cotisation.
On dénombre plus de 7000 sociétés mutualistes en France, protégeant plus de 32
millions de personnes.
Elle complète les prestations de la sécurité sociale, en
cas de maladie, maternité, vieillesse, invalidité, décès, accidents (pris en
charge de six à 7 % des dépenses de santé). Actuellement,83 % de la population
des assurés sociaux possèdent une couverture complémentaire santé.
Ils sont très nombreux. Comme l'assurance vieillesse du régime général de la
sécurité sociale, ils sont fondés sur le système de répartition avec obligation
de constitution d'un montant de réserve.
On distingue :
*Les institutions de retraite complémentaire, qui assurent la gestion du deuxième
niveau des retraites. Il s'agit des caisses professionnelles ou
interprofessionnelles. L'adhésion à un de cet organisme est obligatoire pour les
salariés. Ils se regroupent au sein de deux grandes associations, qui assurent
leur coordination et leur solidarité financière :
AGIRC: association générale des institutions de retraite des cadres (depuis
1947).
ARRCO: association des régimes de retraite complémentaire.
*Les institutions de retraite supplémentaire, qui assurent le troisième niveau de
retraite et reposent sur l'adhésion volontaire.
*Les institutions de prévoyance, habilité à réaliser toutes les opérations
d'assurances liées à la personne humaine.
L'aide sociale est destinée aux personnes qui en raison de leur maladie, de leur
handicap, de la âge ou de leur statut, nécessitent un soutien pour s'intégrer
dans sociétés.
Caractéristiques :
*Basée sur la solidarité de proximité.
*Liées à des besoins spécifiques des bénéficiaires.
*L'ouverture des droits n'est pas assujettie au versement des cotisations.
*Complémentaire d'autre système de prise en charge sociale.
*Gérées au niveau départemental (conseil général) (sauf pour les personnes sans
domicile fixe : État).
Elles impliquent :
*Les centres communaux d'action sociale (C.C.A.S)
*L'administration départementale, avec les services départementaux d'action
sociale (S.D.A.S)
*Les administrations déconcentrées et de l'État, représenté par les directions
régionales des affaires sanitaires et sociales (D.R.A.S.S), les commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel (C.O.T.O.R.E.P),
les commissions départementales de l'éducation spécialisée (C.D.E.S).
Le risque couvert correspond à l'incapacité de travailler. Il n'est pas lié à
une incapacité physique (comme la maladie), mais un contexte économique.
L'assurance chômage a été instaurée par l'accord interprofessionnel du 31
décembre 1958. Dès 1959, les cotisations est obligatoire pour tous les
employeurs et salariés. Parallèlement, l'État gère un régime de solidarité. Il
existe donc deux systèmes de couverture du risque chômage (un de type
assurantiel, l'autre de type solidarité), tous deux hors champs de la sécurité
sociale.
En 1979, les deux systèmes fusionnent, pour donner naissance au régime unique,
financé par l'U.N.E.D.I.C (union nationale interprofessionnelle pour l'emploi
dans l'industrie et le commerce) pour 2/3 et par l'État pourra 1/3.
Le régime est financé presque exclusivement par une contribution obligatoire,
assis sur les salaires, versées par les employeurs et les salariés.
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